L’enseignement est la pierre angulaire de tout pays car il permet au peuple d’évoluer. Ainsi, il peut accéder à l’éducation, aux connaissances, à la sagesse et au développement. De surcroît, il permet aux citoyens d’être civilisées tout en s’intégrant dans le contexte international. L’enseignement est également un moyen qui assure le renouvellement des élites et des cadres capables de développer le pays socialement, économiquement et politiquement. Quid de l’enseignement au Maroc ?

Un bureau bien organisé est un premier pas vers le succès
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L’enseignement au Maroc entre l’indépendance et les années 80

Tout d’abord, il faut admettre que le Maroc d’aujourd’hui doit son développement à l’enseignement reçu par les générations précédentes. En effet, l’enseignement après l’indépendance a produit les compétences qui ont construit le Maroc d’aujourd’hui. Pourtant à partir des années 80, cette vision a beaucoup changé jusqu’au point où le modèle d’enseignement d’antan était devenu, selon l’opinion publique, archaïque et dépassé. Donc en guise de réaction, l’Etat a choisi de le revisiter au moyen de multiples réformes.

L'enseignement à la belle époque
                                  La belle époque…selon les dires de nos ascendants

Depuis, le Maroc a adopté différentes réformes pour remédier aux lacunes de l’enseignement. Ces réformes s’étaient plus focalisées sur le langage d’enseignement ainsi que sur l’étude des langues. Par conséquent, l’enseignement post-réformes a pu produire des compétences qui, par la suite, n’ont pas eu suffisamment d’occasion d’emploi. Ainsi, ces dernières ont été dissuadées de la participation à la création de la richesse, à l’innovation et au développement durable.

 

La problématique du passage des études vers le marché de l’emploi

On sait tous que le passage vers le marché de l’emploi au Maroc est strictement conditionné par l’obtention d’un diplôme, ainsi que par la valeur qui lui est accordée. Seulement, il faut qu’il y ait une adéquation entre la formation reçue par le diplômé et les exigences du marché de l’emploi. De ce fait, beaucoup de diplômés se trouvent au chômage ou adhérent à un emploi ne correspondant pas à leur niveau de formation.

Il apparaît donc que l’enseignement, malgré d’innombrables réformes, n’a pas encore pu résoudre l’équation liant l’enseignement à l’emploi. Le problème réside-t-il dans l’enseignement lui-même ? Ou bien réside-t-il dans le système éducatif, dans les enseignants, dans le corps administratif ou dans le modèle de développement ? La réponse n’est pas encore apparente, mais il est certain que la solution réside dans le traitement de tous les facteurs précités.

Réformes lacunaires et nécessité d’une nouvelle réforme

Un seul suffit pour la réussite
Car la réussite ne réside pas dans une multitude de livres. Un seul bon livre pourrait suffire

Après tout, le Maroc connait chaque année un nombre important de diplômés avec un niveau intellectuel et académique modeste, voire même faible. Que ce soit au niveau des langues comme au niveau des sciences. Au niveau des compétences comme au niveau d’assimilation. Ceci prouve que le Maroc a besoin d’une nouvelle réforme pour rafistoler l’enseignement. Sauf que cette fois, il a besoin d’une réforme globale qui combine entre le modèle éducatif, le modèle de développement et les contraintes du contexte international. En plus, le Maroc doit agir avec l’idée d’exploiter les potentialités de l’économie nationale.

 

 

La loi 51.17 comme alternative idoine aux problèmes de l’enseignement

C’est dans ce contexte que la loi-cadre 51.17 a vu le jour. Après trois ans et demi de blocage, cette loi est venue régler les problèmes accablant l’enseignement marocain. Il s’agit d’un texte législatif qui pose les bases de mesures qui seront applicables jusqu’à 2030.

Ministère de l'éducation nationale, de la formation professionnelle, de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique
Ministère de l’éducation nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique

Malgré l’urgence de la situation, cette loi est passée par un chemin périlleux avant son adoption vu que son vote a connu l’opposition de quelques récalcitrants. Les articles 2 et 31 ont d’abord créé une controverse au sein du parlement. Néanmoins pour la majorité, ils constituent une avancée non-négligeable puisqu’ils admettent l’importance de recourir aux langues étrangères pour l’enseignement de certaines matières scientifiques et techniques. Bien entendu, aussi bien le secteur public que privé sont concernés.

Au final, il faut être conscient que le futur d’une nation dépend énormément du développement des sciences. Et un enseignement adéquat ne peut qu’améliorer l’état des ressources humaines nécessaires au développement du pays.

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