La mendicité est connue comme étant l’action de mendier en demandant l’aumône ou en sollicitant les faveurs d’autrui afin de pouvoir survivre. Au Maroc, il s’agit d’un véritable fléau qui frappe la société, dans la mesure où nombre de mendiants remplissent tous les recoins des rues. Certes, certains sont contraints de recourir à une telle alternative pour des raisons socio-économiques qui frappent le pays. Sauf que certains d’autres le font par choix.

       L’on se demande parfois si on doit vraiment les prendre en pitié ou juste passer notre chemin
Choix ou contrainte sociale ?

Pourtant, il est important de noter que pour la plupart, la mendicité peut être justifiée. Elle a pour cause le déclin de l’économie du pays, la mauvaise distribution des richesses et par conséquent la pauvreté ainsi que la rareté des opportunités d’emploi. Toutefois, il ne faut pas ignorer le fait que nombre d’entre eux « pratiquent » la mendicité, ils ne la subissent pas.

La mendicité est une pratique incriminée par la loi marocaine. En effet, il est stipulé dans l’article 326 du code pénal ce qui suit : « Est puni, de un à six mois de prison, quiconque ayant les moyens de subsistance ou étant en mesure de se les procurer par le travail, ou de toute autre manière licite, se livre habituellement à la mendicité en quelque lieu que ce soit ». Éventuellement, le texte s’adresse plus particulièrement aux mendiants professionnels qui simulent leur impuissance et adoptent la mendicité comme un métier.

                                           Bientôt un gros projet le vieillard !
Qu’est-ce que le législatif et l’exécutif ont prévu dans ce cas ?

Cependant, le texte date de 2006 alors que nous sommes aujourd’hui en 2020. Il suffit de faire une petite balade dehors pour constater à quel point ce phénomène social à pris de l’ampleur au fil des années. Il est impossible, surtout dans les grandes villes, de prendre son café tranquillement, garer sa voiture ou encore prendre le bus sans être dérangé par un mendiant. Les mendiants sont allés encore plus loin en faisant de la mendicité leur métier principal, et en exploitant de petits enfants (parfois même des bébés) qu’ils louent afin de gagner leur journée.

A cet effet, les mendiants provoquent la pitié des passants, notamment en exposant des enfants tout le temps endormis à cause des médicaments ou des drogues. Récemment, le ministre de la solidarité, du développement social, de l’égalité et de la famille a fixé un plan d’action pour lutter contre l’exploitation des enfants dans la mendicité. Il s’agit d’une stratégie qui concernera plusieurs provinces du royaume et qui mettra définitivement un terme à cette pratique détestable.

Un phénomène social en force qui menace l’ordre du pays

L’Etat est bien évidemment conscient de la gravité de la situation. Cependant, les autorités ne semblent pas tant concernées que ça – du moins pour le moment espérons-le – par ce problème. Sinon, à quoi sert une disposition ancrée dans le code pénal si ce n’est pas pour être vigoureusement appliquée. Parce qu’en ce faisant, cette application aussi stricte qu’elle soit aiderait notre société à se débarrasser de ce maux persistant.

     Les cerveaux restent invisibles tout en manipulant les mendiants à leur guise

Par conséquent, en ignorant ce fléau et en faisant la sourde oreille aux plaintes des citoyens, les autorités nuisent à des secteurs qui lui rapportent gros. Il s’agit en l’occurrence du tourisme. Aujourd’hui, on parle de mafias organisées qui baignent dans la mendicité tout en profitant du silence continu de l’Etat. Grâce à ce genre d’organisations, les mendiants gagnent plus qu’un salarié diplômé, et peuvent même faire fortune moyennant quelques louanges. Des louanges dont le nombre dépend de la somme de l’aumône obtenue.

Selon les statistiques de la presse nationale en 2018, le Maroc comprend plus de 200.000 mendiants dispersés plus particulièrement dans les grandes villes. Il s’agit de toute une population qui se livre à une même pratique qui étouffe la société. Or comme l’a dit Mark Twain, « il y a trois sortes de mensonges : les mensonges, les gros mensonges et les statistiques« .

 

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