La digitalisation est le processus de dématérialisation des services et documents entamés par les entreprises depuis quelque temps, et récemment par les administrations marocaines. Cette transition numérique permet de supprimer toute contrainte relative à la distance. Il suffit tout simplement d’être muni de son ordinateur ou son smartphone ainsi que d’une connexion internet pour profiter des services de l’administration.

                                               Que la digi-transformation commence !

 

Au Maroc, c’est l’agence marocaine du développement digital (ADD) qui se charge du contrôle de la digitalisation au sein des entreprises mais aussi au niveau des organismes publics. Cette agence est mise sous la tutelle du ministère de l’industrie, du commerce, de l’investissement et de l’économie numérique. A l’origine, la digitalisation au Maroc fait partie intégrante du programme « Maroc Digital 2020 ».

                                              L’agence marocaine de développement du digital

 

Les avantages de la digitalisation

Evidemment, toute structure doit avoir au préalable une base de données pour la convertir en données numériques. En ce qui concerne l’administration, ce sont des milliers et des milliers de dossiers qui ont été (et continuent d’être) dématérialisés via numérisation. De cette façon, la lenteur connue au niveau des services administratifs ferait partie du passé. En plus, un grand nombre de citoyens n’aurait pas à se déplacer ou à dépenser des frais de transport supplémentaires. Toutefois, il s’agit d’un processus qui dépend de plusieurs facteurs propres à la société marocaine. A cet effet, il devient impossible de copier un modèle inspiré d’autres pays où une digitalisation poussée a abouti.

L’administration marocaine est réputée pour sa lenteur, non pas à cause du manque de personnel mais à cause d’une bureaucratie poussée. L’introduction de la digitalisation dont la finalité est de faciliter les opérations administratives apparaît donc comme un énorme obstacle aux affaires de certains. En effet, la digitalisation des services administratifs limite le contact entre le fonctionnaire et le citoyen, et par conséquent minimise le risque de corruption.

Par ailleurs, cette transformation profonde est un levier de l’économie nationale dans la mesure où elle donne naissance aux métiers de demain, sous le contrôle bienveillant de l’agence marocaine du développement digital. Grâce à cette initiative, le Maroc pourrait même devenir un hub numérique au niveau régional. En outre, elle contribuerait à la garantie d’une certaine égalité entre les régions du Royaume en ce qui concerne les services rendus par l’Etat.

 

Les pré-requis pour une digitalisation effective

En dépit du progrès technique, la digitalisation nécessite un minimum de connaissances en informatique. D’un coté, il est important que les fonctionnaires reçoivent une formation dans ce domaine afin de pouvoir manier facilement les outils technologiques. Sinon, la digitalisation n’aura servi à rien, à part à maintenir la lenteur des services administratifs. D’un autre coté, l’Etat doit préparer un budget important afin de garantir la disponibilité du matériel technologique nécessaire, et d’assurer la formation dont les fonctionnaires novices en informatique ont besoin.

La digitalisation de la justice

En 2019, le Maroc a caressé l’ambition de digitaliser ses tribunaux en y incorporant l’usage des nouvelles technologies d’information et de communication. En effet, il a posé son premier pas sur ce chantier ambitieux au terme d’un mémorandum d’entente, signé aussi bien par le ministre de la justice marocain que par son homologue rwandais. Il s’agit d’un accord par lequel le Maroc et le Rwanda se sont engagés, pour une durée de 5 ans, à renforcer leur coopération à travers l’échange des informations, des expertises, des législations et des moyens adéquats pouvant améliorer l’administration du système de justice.

                            En effet, tout est destiné à être informatisé à ce qui parait

 

…et d’autres services publics

D’autres prestations du ressort du secteur public ont été dématérialisées. Il s’agit de la préparation du dossier du passeport biométrique, le suivi du compte CNSS, l’acquisition des autorisations d’urbanisme, le paiement de la taxe locale, etc.

le future de la communication qu’elle soit de nature économique, sociale ou scientifique dépend énormément de la digitalisation. C’est pour cette raison qu’il s’agit d’un processus en pleine évolution, dans la mesure où il est étroitement lié aux développements technologiques et au progrès scientifique. Par conséquent, il est devenu nécessaire pour le Maroc de digitaliser ses services pour ne pas être mis sur la touche, que ce soit au niveau régional ou international.

 

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici