Est-ce que vous avez déjà imaginé un monde sans eau ? Je parie que cette idée vous a déjà caressé l’esprit au moins une fois dans votre vie, et il faut avouer que c’est un cauchemar. La vérité c’est que le Maroc souffre d’un stress hydrique accru qui menace le futur de sa population. Il s’agit de l’épuisement de la ressource naturelle la plus vitale à la vie, et dont les usages et les bienfaits sont multiples.

L’homme et le changement climatique

Tout le monde est conscient que l’eau est la molécule la plus importante pour la survie de l’homme. Et pourtant, personne ne semble lui attribuer la valeur qu’elle mérite. Bien sûr, sa valeur dépend des circonstances dans lesquelles vivent des individus ou une communauté, mais ceux qui en profitent arbitrairement et abondamment persistent dans leur égoïsme.

Cependant, le stress hydrique n’est pas seulement dû aux actions de l’homme, mais également aux changements climatiques qui touchent sensiblement les quatre coins du monde. Sans parler de l’état actuel du climat mondial, le Maroc est déjà passé par des périodes de sécheresses difficiles qui ont aggravé son stress hydrique au fil des années. L’accentuation du climat désertique est également due à des processus de défrichement qui ont fortement endommagé les forêts du royaume. Le danger est encore présent même si le Royaume dispose actuellement d’une gestion hydraulique performante grâce à ses barrages.

                               L’homme est en train de payer le prix de ses actions

Statistiques

Au niveau mondial, le stress hydrique est compris à environ 11% alors que dans 31 pays, y compris le Maroc, ce stress se situe entre 25% et 70%. Une production alimentaire anarchique, la surconsommation d’eau par les ménages, la rareté des eaux souterraines – bien que celle-ci soient une ressource naturelle renouvelable, elle a besoin de beaucoup de temps pour ce faire- ainsi que les forces sociales et économiques qui sont assez puissantes pour influer sur le mode de production, sont autant de facteurs susceptibles de mener le Maroc à une pénurie d’eau.

                     Conseil économique, social et environnemental

Plan d’urgence et fatalité

Toutefois afin de remédier à cette crise, le gouvernement marocain a instauré un plan d’urgence sur recommandation du conseil économique, social et environnemental (CESE). Il s’agit du « plan national de l’eau au Maroc » dont la finalité est d’assurer la sécurité hydrique du royaume. Pour le réaliser, ce plan urgent nécessitera environ 200 milliards de dirhams à l’horizon 2030. Pourtant, le Maroc n’est pas à l’abri de répercussions négatives à l’avenir puisqu’il inscrit un faible taux de précipitations ces dernières années. Par conséquent, non seulement l’eau deviendrait rare et coûteuse mais aussi bien les prix des fruits et légumes ainsi que ceux du bétail montraient en flèche.

Si le stress hydrique subsiste dans les jours à venir, peut-être que le citoyen marocain sera contraint au rationnement, c’est-à-dire à être limité à quelques litres d’eau seulement par jour pour boire et pour l’hygiène. Surtout que seulement 0,6% d’eau potable est exploitable même si 71% de la terre est couvert d’eau, tandis que le dessalement coûte une fortune. En toute honnêteté, c’est le scénario catastrophique qui me parait vraisemblable eu égard à la fragilité de l’Afrique et à la cruauté du climat qui la guette.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici