Le mariage est considéré chez les musulmans comme un contrat qui arbore un caractère sacré et qui est en même temps l’une des preuves de leurs foi en Dieu. Cependant au Maroc où le courant Malékite prévaut, l’institution du mariage est en grave danger. La situation continue de s’aggraver de plus en plus avec la mondialisation, les nouvelles contraintes socio-économiques du pays et l’avènement des nouvelles technologies d’information et de communication. Les chiffres reflétant la gravité de la situation sont on ne peut plus alarmants.

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Aujourd’hui, les deux sexes évitent le mariage et préfèrent plutôt « passer du bon temps » ensemble. Je ne suis pas en train de généraliser, mais il n’est pas anodin de dire que c’est le cas de la majorité des jeunes. D’abord, c’est cet aspect précis qui a poussé certains d’entre eux à lutter pour les libertés individuelles. Toutefois, le choix du célibat est parfois la seule issue. Entre chômage et exigences sociales, l’homme se trouve acculé et incapable de se marier car il ne peut pas subvenir aux besoins de la femme, ni même l’aider à financer la cérémonie de mariage dont toute fille marocaine rêve.

D’un autre côté, la femme commence à s’émanciper et souhaite désormais être indépendante de l’aide de l’homme après avoir quitté son nid. Cette volonté chez les femmes de démontrer leur valeur au sein de la société trouve sa source dans le mode de vie de leurs mères et grand-mères qu’elles considèrent comme étant moyenâgeux et archaïque, ainsi que dans l’ouverture qu’a connue le pays depuis l’invasion d’internet. Ces femmes n’ont pas tort, elles veulent jute échapper à une destinée qui limiterait leur potentiel et aux regards inquisiteurs de leurs voisins.

L'émancipation de la femme au sein de la société
              L’émancipation de la femme au sein de la société

En plus, la plupart des femmes sont persuadées que tous les hommes sont pareils, c’est-à-dire des sournois sans scrupule qui ne sont pas dignes de confiance et qui sont prêts à les dépouiller de leurs biens à la première occasion. C’est une réalité certes, mais il s’agit d’une généralisation de l’exception. Dans ce cas, c’est l’homme qui est à son tour stéréotypé. Pour compenser, elles préfèrent être accompagnées de leurs chiens, chose qui est en vogue en ce moment.

Concernant les hommes employés qui ne souhaitent pas se marier, ce sont d’autres causes qui entrent en jeu. Pour eux, ce ne sont pas les prostituées qui manquent. De ce fait, pas la peine de se mettre avec une seule personne pour toute une vie, sous l’effet d’un contrat de mariage générant des obligations susceptibles de leur coûter cher en cas de divorce. Ce phénomène qui ne cesse de prendre de l’ampleur sous les yeux de l’Etat, participe énormément à la destruction de l’institution du mariage.

                           L’image parle d’elle-même

En outre, le Maroc en tant que pays conservateur souffre d’une chute des valeurs accrue qui ne fait que vulgariser l’importance du mariage et de ses effets sur les générations futures. On vit désormais dans une société égoïste, incapable de prendre ses responsabilités en main et qui vit au jour le jour sans voir plus loin que son nez.

L’amplificateur de ce phénomène se trouve à notre portée sans en être conscients. Il s’agit des réseaux sociaux. A cause de ces pages électroniques qui offrent l’illusion d’être connecté et lié à autrui, la vision et le jugement de l’homme et de la femme se trouvent altérés. Par ailleurs, ces réseaux risquent de détruire même des couples mariés, surtout en cas de jalousie ou d’infidélité réelle ou virtuelle. Bien évidemment, ces problèmes sont bénignes pour les couples solides dont la relation se base prioritairement sur la confiance et la compréhension mutuelles. Néanmoins, il s’agit d’outils à manier avec précaution, ce que ne peuvent faire les marocains actuellement puisqu’ils s’y jettent aveuglément.

 

Bravo cher monde arabe, tu es la fierté des nations. Continue sur ta lancée

Selon un rapport fait par l’ONG britannique Familyoptimize, le taux du célibat au Maroc aurait atteint 40%. Soit 8 millions de femmes arrivées à l’âge de mariage préférant rester célibataires, ce que certaines organisations féministes marocaines essaient de nier. Ces femmes priorisent l’autonomie financière ainsi que les études, choses quasi-impossibles dans un cadre marital marocain.

Avec les 50% de célibat en Algérie et les 60% en Tunisie, le Maroc a encore du chemin à faire. L’appel à la légalisation des libertés individuelles – qui comprennent également la liberté des rapports sexuels entre adultes – risque d’empirer la situation. Encore un petit effort avant qu’on atteigne les 100%.

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